celui que l'on osa appeler my very dear!
Où va-t-on? Ils le savaient déjà tous deux, en ce soir consacré à ceux qui s’aiment, (comme si un jour était nécessaire pour aimer- 24heures pour punir la solitude-) ils avaient décidés de se laisser guider l’un l’autre en un endroit qui leur était personnellement cher. Le mystère était d’ores et déjà dévoilé, mais ne gâcherait en rien la beauté et la redécouverte de lieux familiers, comme imprégnés de sentiments passés, pour certains de pleurs, de rires et d’imagination.
La plus longue ligne de métro n’était pas assez marquée d’arrêts se disait il alors qu’assis sur un strapontin, son regard longeait la jambe fine de celui avec lequel il s’apprêtait à partager cette soirée, (aussi son lieu fétiche, vierge de toute générosité !) et qu’il feintait de ne regardait qu’en ami alors que la finesse de cette jambe le laissait rêveur quand à la nuit à venir, pensée si forte qu’il faillit caresser la silhouette jusqu’à sa taille( il faut dire que l’aspect noir satiné du pantalon n’était pas sans accentuer le mouvement de ce corps); Heureusement ce mouvement fut noyé dans la foule qui sortait.
Se tenant à la barre, lui appréhendait l’arrivée au pont neuf, l’endroit en lui-même était magique, mais comment rendre de cette magie au jeune homme blond qu’il souriait de voir retenir un geste maladroit. Oui, comment enchanter ce personnage si impressionnant ,après l’avoir teaser en changeant légèrement de position. Après la crasse des sous terrains, la lumière apparut et ils se préparèrent à sortir, la soirée allait enfin leur appartenir et (il) constatait à quel point ce parfum lui avait manqué en sentant l’air que déplaçait le jeune homme qui, maintenant qu’il était debout faisait grandir le défis d’être à la hauteur.
Peu de personnes descendaient ici, et ils furent rapidement seuls à marcher le long du quai en direction de la sortie; Rapidement,il ne tarda pas non plus à saisir son partenaire par la taille alors qu’ils commençaient à monter les escaliers et à le presser délicatement contre le mur pour se venger de cet affront fait à ses yeux bleus pâles. Une vengeance que ses mains s’évertuaient à obtenir en épousant le rebondit de ses fesses après avoir finalement dessiner les sinuosités des muscles supérieurs de jambes à présent tremblantes alors même que peu de temps auparavant elles le défiaient.
Mais le temps venait de perdre face à la puissance de ce corps qui l’emprisonnait et qui dégageait une telle chaleur que des vapeurs de ce parfum si caractéristique les enveloppait tous deux.
« - tu ronronnes! »
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