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celui que l'on osa appeler my very dear!

observateur de ce qu'il ne faut dire je t'aime, de ce qu'il faut feindre, de ce qu'on est con!
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L'escale

Ce soir, le prince s’est noyé dans un verre de pourriture noble dont le sucre sur ses lèvres déposé n’a rencontré que la chaleur de la lumière. Tout d’abord, il a simplement réalisé qu’il n’est pas un prince, car quelqu’un lui manque, sur qui peut il exercer son pouvoir? Pas celui qui opprime, celui qui délivre de la solitude.

Est-ce un triste moment pour autant? Le langage est pauvre, alors ce qui apparaît triste ne l’est pas forcément et dire que c’est du gâchis serait considéré comme prétention. Alors que ressentir dans cette prison? Juste sourire. Mais notre prince est un fou, car il a décrété que plus rien ne serait réservé aux autres. Alors, il s’est offert un magnifique bouquet de roses blanches, si belles, en nombre impaire bien entendu, une pour chaque jour de la semaine, si tant est qu’une semaine dure bien sept jours. Parfois, elles sont bien plus longues, parfois elles sont très courtes, durent une poignée de seconde. La semaine avec ces roses passera très vite, un moment de vie parallèle au temps de la vie de ce bouquet d’innocence qu’il aura ravis à quelqu’une damoiselle. Alors, il faut juste admirer la beauté de ces fleurs pendant cet instant si court, et cela, notre prince considère qu’il peut bien en juger. Car cette damoiselle aura si vite oublier le vert éclatant des feuilles, la vivacité de ces épines, qui nous rappèlent que nous sommes en vie, et la douceur de ses pétales, le parfait rebondis qui apparaît jour après jour, un spectacle qui s’offre, mais auquel on ne prête plus attention. Cela se mérite une rose!

Péché de luxure, envie d’une caresse, notre prince tenant son verre d’une main s’amuse à sentir le frottement du bouton éclot de l’une des roses contre son visage. Il est fou ce prince qui rit des chatouilles, mais ces pétales sont un délice, un fragile duvet qui exhale sa fraîcheur.

Il entend des airs de violon, des airs de piano lorsqu’il se promène, il ne voit pas des êtres de corps mais des âmes de diverses couleurs, les plus belles sont les blanches, elles sont les plus rares.

Non, il n’est pas fou, il est mélancolique, et tu lui manques. Alors lorsque la foule l’entoure, il prétend voler parmi tous ces gens, ne pas s’arrêter aux mines qu’ils arborent, les ressentir.

Ecrit par my-very-dear, le Mercredi 7 Mai 2008, 00:34 dans la rubrique Actualités.

Commentaires :

MangakaDine
07-05-08 à 01:00

Tu me rappelles un amour rescent. Lui et ses couleurs. Il était peut-être encore moins Prince que tu prétendais ne pas l'être. Ce fut un charme opressant.

 
passionnee-par-les-reves
17-05-08 à 00:14

Le Petit Prince nous livre quelques mots de sa planète à lui... si touchante.

Le langage, le flash de mes cours de linguistique (déformationé tudiante, tu comprendras peut-être, ou peut-être pas qu'importe).

Blanches, et yeux clairs on lit tout dans ces âmles-là.


 


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