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celui que l'on osa appeler my very dear!

observateur de ce qu'il ne faut dire je t'aime, de ce qu'il faut feindre, de ce qu'on est con!
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Jeudi (08/05/08)
une vie romancée
--> approcher ce que c'était

Où va-t-on? Ils le savaient déjà tous deux, en ce soir consacré à ceux qui s’aiment, (comme si un jour était nécessaire pour aimer- 24heures pour punir la solitude-) ils avaient décidés de se laisser guider l’un l’autre en un endroit qui leur était personnellement cher. Le mystère était d’ores et déjà dévoilé, mais ne gâcherait en rien la beauté et la redécouverte de lieux familiers, comme imprégnés de sentiments passés, pour certains de pleurs, de rires et d’imagination.

La plus longue ligne de métro n’était pas assez marquée d’arrêts se disait il alors qu’assis sur un strapontin, son regard longeait la jambe fine de celui avec lequel il s’apprêtait à partager cette soirée, (aussi son lieu fétiche, vierge de toute générosité !) et qu’il feintait de ne regardait qu’en ami alors que la finesse de cette jambe le laissait rêveur quand à la nuit à venir, pensée si forte qu’il faillit caresser la silhouette jusqu’à sa taille( il faut dire que l’aspect noir satiné du pantalon n’était pas sans accentuer le mouvement de ce corps); Heureusement ce mouvement fut noyé dans la foule qui sortait.

Se tenant à la barre, lui appréhendait l’arrivée au pont neuf, l’endroit en lui-même était magique, mais comment rendre de cette magie au jeune homme blond qu’il souriait de voir retenir un geste maladroit. Oui, comment enchanter ce personnage si impressionnant ,après l’avoir teaser en changeant légèrement de position. Après la crasse des sous terrains, la lumière apparut et ils se préparèrent à sortir, la soirée allait enfin leur appartenir et (il) constatait à quel point ce parfum lui avait manqué en sentant l’air que déplaçait le jeune homme qui, maintenant qu’il était debout faisait grandir le défis d’être à la hauteur.

Peu de personnes descendaient ici, et ils furent rapidement seuls à marcher le long du quai en direction de la sortie; Rapidement,il ne tarda pas non plus à saisir son partenaire par la taille alors qu’ils commençaient à monter les escaliers et à le presser délicatement contre le mur pour se venger de cet affront fait à ses yeux bleus pâles. Une vengeance que ses mains s’évertuaient à obtenir en épousant le rebondit de ses fesses après avoir finalement dessiner les sinuosités des muscles supérieurs de jambes à présent tremblantes alors même que peu de temps auparavant elles le défiaient.

Mais le temps venait de perdre face à la puissance de ce corps qui l’emprisonnait et qui dégageait une telle chaleur que des vapeurs de ce parfum si caractéristique les enveloppait tous deux.

« - tu ronronnes! »

Ecrit par my-very-dear, a 16:35 dans la rubrique roman.
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Mercredi (07/05/08)
le pont neuf de ce soir là

Je t’en ai voulu de ne pas être avec moi, ce soir là; c’est vrai, il faisait un peu froid je te l’accorde, et je ne suis resté que quelques instants, le temps de confronter passé, présent et futur en l’espace d’un rayon de lumière. Tu disais que paris serait encore plus belle, comment t’apparaît elle à présent?(le bateau passait, et ces gens qui me regardaient, que voulaient ils? Brouiller cette pleine mélancolie, je ne leur en ai pas donné l’occasion, car j’avais décidé de noyer mon regard dans la seine, l’eau devait être si froide!et tu sais que je suis frileux!! ) Car mon paris est résolument solitaire, parfois par plaisir, souvent par obligation. Serais je encore en train de pleurer mon propre sort? Si de belles pensées , violettes et duveteuses viennent fleurir la tombe de cette félicité passée, je le veux bien, mais seulement par pure amour de ce symbole, car alors qu’elles se seront fanées, d’autres naîtront et les larmes de joie que je verserai leur fourniront l’eau nécessaire à leur éclatante couleur, irréelle beauté.(tout comme l’étaient ces jets de lumière que produisait le bateau passant sous le pont, réchauffant de façon éparse mon visage, et faisant briller mes yeux, l’un après l’autre, m’aveuglant)

Je voulais que tu partes, jeune impertinent, toi qui as osé testé les limites d’un corps que je masque chaque jour, des tremblements aux larmes les plus intenses; Il est dit que l’on perd son âme au moment même ou la plus infime goutte de sang d’une licorne coule si on l’a blessé, eh bien je dis qu’il en v a de même pour les hommes, et que les pleurs sont semblables au sang, mais que la blessure qui en est à l’origine est pire encore que celle d’un couteau, le plus aiguisé soit il;

Sur ce banc, le froid avait pris mes mains mais mon corps dégageait une telle chaleur que je pouvais aisément sentir les effluves de mon parfum, la douceur de la figue, ce jardin qui tourbillonnait le long de mon cou. Tu aimais être toi-même envoûté par cette douceur. Aujourd’hui, il dit aux autres, à tous ceux qui ne sont pas toi, combien je ne suis à leur portée, si proche et si lointain à la fois!

S’eût été dans ce monde ou je me plais à me réfugier, je n’aurais eu qu’à fermer les yeux et les rouvrir à mesure que ton haleine chaude eut caresser mon cou, au lieu de cela, je n’ai que des larmes glacées, noyées dans un vin blanc sucré.

Ecrit par my-very-dear, a 00:41 dans la rubrique Actualités.
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L'escale

Ce soir, le prince s’est noyé dans un verre de pourriture noble dont le sucre sur ses lèvres déposé n’a rencontré que la chaleur de la lumière. Tout d’abord, il a simplement réalisé qu’il n’est pas un prince, car quelqu’un lui manque, sur qui peut il exercer son pouvoir? Pas celui qui opprime, celui qui délivre de la solitude.

Est-ce un triste moment pour autant? Le langage est pauvre, alors ce qui apparaît triste ne l’est pas forcément et dire que c’est du gâchis serait considéré comme prétention. Alors que ressentir dans cette prison? Juste sourire. Mais notre prince est un fou, car il a décrété que plus rien ne serait réservé aux autres. Alors, il s’est offert un magnifique bouquet de roses blanches, si belles, en nombre impaire bien entendu, une pour chaque jour de la semaine, si tant est qu’une semaine dure bien sept jours. Parfois, elles sont bien plus longues, parfois elles sont très courtes, durent une poignée de seconde. La semaine avec ces roses passera très vite, un moment de vie parallèle au temps de la vie de ce bouquet d’innocence qu’il aura ravis à quelqu’une damoiselle. Alors, il faut juste admirer la beauté de ces fleurs pendant cet instant si court, et cela, notre prince considère qu’il peut bien en juger. Car cette damoiselle aura si vite oublier le vert éclatant des feuilles, la vivacité de ces épines, qui nous rappèlent que nous sommes en vie, et la douceur de ses pétales, le parfait rebondis qui apparaît jour après jour, un spectacle qui s’offre, mais auquel on ne prête plus attention. Cela se mérite une rose!

Péché de luxure, envie d’une caresse, notre prince tenant son verre d’une main s’amuse à sentir le frottement du bouton éclot de l’une des roses contre son visage. Il est fou ce prince qui rit des chatouilles, mais ces pétales sont un délice, un fragile duvet qui exhale sa fraîcheur.

Il entend des airs de violon, des airs de piano lorsqu’il se promène, il ne voit pas des êtres de corps mais des âmes de diverses couleurs, les plus belles sont les blanches, elles sont les plus rares.

Non, il n’est pas fou, il est mélancolique, et tu lui manques. Alors lorsque la foule l’entoure, il prétend voler parmi tous ces gens, ne pas s’arrêter aux mines qu’ils arborent, les ressentir.

Ecrit par my-very-dear, a 00:34 dans la rubrique Actualités.
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